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C’est alors que nous croisons des chevaux complètement survoltés, ils sont entrain de courir comme des fous dans notre direction. Comme ils se trouvent en contre bas et que je ne vois pas de barrière qui les empêche de monter, je panique un peu et demande aux enfants de remonter vers moi et de se planquer derrière un arbre. Finalement Adrien et Lilia qui marchaient plus en avant m’affirment qu’il y a une barrière et que nous allons les contourner par la lisière du bois. C’est d’un pas peu rassuré que je passe devant les chevaux, mais il y a effectivement un fil de fer barbelé! Plus tard dans la soirée, je raconte l’histoire aux propriétaires, ils me disent qu’en ce moment les chevaux sont un peu excités, enfin surtout “monsieur”.

Finalement la balade se finira par Lilia qui se casse la figure sur des pierres glissantes au bord de l’eau. Elle a mal à la jambe et ne peut plus marcher. Adrien se propose d’aller chercher de l’aide, mais je ne veux pas le laisser partir tout seul, et je décide de porter Lilia le temps qu’elle aille mieux. Tout ça finira par un gros bleu à la cuisse!

Les propriétaires ont aussi recueilli des animaux, ils en ont des plus ou moins sympathiques tels qu’un raton laveur, un boa constricteur qui est entrain de muer ce qui le rend assez agressif, un énorme crocodile qui a été recueilli tout petit dans la rivière, et tout récemment un opossum âgé d’à peine un mois. Et puis nous sommes entourés de singes hurleurs et de singes araignées.

Avant de filer sur San Jose pour notre problème de moteur qui n’est toujours pas réglé, encore me direz-vous, nous faisons une petite halte de deux jours au bord de l’océan Pacifique à Playa Hermosa. Nous nous posons sur la plage où nous profitons pour nous baigner et contempler les couchers de soleil. Il fait aussi très chaud, la température monte à 37°.

Grâce à l’aide précieuse de notre GPS nous trouvons facilement le garage Land Rover de San Jose en fin d’après midi. Comme à chaque fois que nous sommes allés dans un garage Land Rover, nous sommes super bien reçus. On nous offre du café, du coca et aussi l’autorisation de dormir sur place. La capitale n’étant pas des plus sûrs, nous sommes contents de pouvoir rester ici. Nous sympathisons avec les gardes armés.


Le lendemain matin, les mécaniciens examinent notre moteur et trouve enfin d’où provient le sifflement qu’émet notre moteur. Il faut changer tous les goujons de fixation du collecteur d’échappement. En fait ils sont tous entrain de lâcher les uns après les autres, d’où le le problème du bruit qui revient sans cesse. Il leur faudra la journée. Et puis nous avons droit à une succession de voitures plus ou moins insolites qui viennent au garage, dont ce Defender transformé pour Red Bull.

Nous passons encore une nuit chez eux puis nous partons en direction de San Jose, la visite sera de courte durée car un orage vient de s’abattre sur nous. Nous reprenons la route en direction du camping de San Jose, mais une fois arrivé sur place, mauvaise surprise, celui-ci n’existe plus depuis quelques mois. Nous essayons de trouver un bivouac aux abords de la ville mais rien ne nous satisfait vraiment, que faire, il commence à se faire tard! Finalement nous décidons de retourner au garage pour une nuit de plus. En chemin nous sommes pris dans les bouchons et sommes à l’arrêt, c’est là que le land se met à tanguer fortement de droite à gauche. Au début nous pensons que ce sont les enfant qui font les fous, mais ils sont sages comme des images, enfin c’est pas toujours le cas! Puis nous réalisons que c’est un tremblement de terre, nous pouvons aussi voir les autres voitures devant nous tanguer. Cela dure environ 15 secondes. De retour au garage nous leur demandons s’ils ont aussi ressenti le tremblement, en fait il semblerait que l’épicentre se trouve à 60 kilomètres de la capitale et que le tremblement de terre soit monté jusqu’à 6 sur l’échelle de Richter. Fort heureusement il n’a pas duré longtemps et il n’y a eu aucun dégât. Pour nous ça restera une étrange expérience!


Le lendemain nous filons droit sur le volcan Poas qui se trouve pas très loin d’ici. La route est bonne mais ça grimpe sec. Nous atteignons l’entrée du parc, mais le guide nous informe qu’en ce moment c’est bouché et que nous n’y verrons rien. Vaut mieux revenir demain matin assez tôt. Nous trouvons à bivouaquer pas très loin de l’entrée du parc et le soir venu nous avons droit à une superbe vue sur les lumières de San Jose.

08h30 pétante nous sommes à l’entrée du parc du volcan Poas à 2‘520 mètres d’altitude. Une jolie balade nous fait découvrir successivement le cratère du volcan d’où sort une grosse fumée blanche et la lagune Botos. Le Poas est l’un des volcans actifs du Costa Rica et une odeur de souffre se fait sentir. Parfois l’accès au parc peut être fermé si l’odeur de souffre est trop persistante.

A la sortie du parc nous tombons sur une maman coati et ses petits. Nous restons un moment à les observer, aux grands bonheurs des enfants!

Lorsque nous étions au garage Land Rover, nous avons rencontré une dame mariée à un suisse qui nous a gentiment proposé de venir leur rendre visite à leur hôtel au bord du lac Arenal. C’est comme ça que nous nous sommes retrouvés chez Ulrich et Silena à l’hôtel Los Heroes (www.pequenahelvecia.com). Ils nous ont gracieusement prêté un appartement pour 4 personnes pendant 2 jours. Autant dire que nous avons profité à fond de ce moment hors du temps, tant le lieu est magique. On se croyait vraiment en Suisse! Ulrich a fait construire des maisons style grand chalet comme on peut en trouver dans nos alpages, puis une petite chapelle dans laquelle se tiennent parfois des mariages.

Puis il y a environ 10 ans il a fait venir de Suisse deux petits trains. Avec l’aide de quelques hommes il a construit une voie ferrée, une gare, un tunnel et un magnifique pont. C’est à bord du petit train vert que nous prenons place pour 30 minutes de trajet.

Puis nous arrivons au restaurant tournant qui donne une superbe vue à 360° sur les alentours dont le fameux volcan Arenal. Un petit musée présentant quelques objets ainsi que le mode de vie des indiens ayant vécus dans la région vient compléter cette balade.

Nous finissons notre séjour part une fondue et une baignade dans la piscine.

Ulrich et Silena que nous remercions très chaleureusement de nous avoir fait partager leur petit coin de paradis pendant deux jours.

Puis nous filons à La Fortuna qui se trouve au pied du volcan Arenal. Nous allons à la banque pour retirer de l’argent et le bancomat m’indique que je n’ai plus de cash disponible! Je suis très étonnée, nous allons nous mettre dans un internet café afin de consulter le solde de ma carte et là, oh surprise, nous découvrons que nous nous sommes faits pirater notre carte depuis la République Dominicaine!!! Nous bivouaquons sur la place centrale et le lendemain matin je téléphone à la banque pour les informer. Ils me conseillent d’aller faire un constat de police et de changer de carte. Nous faisons notre constat et envoyons tout les documents à la banque par email. Après quelques échanges d’emails, c’est bon ils peuvent régler le problème et nous rembourser l’argent volé. Ils nous envoient aussi une nouvelle carte par TNT.


Pour l’instant le volcan Arenal est endormi mais il reste très surveillé par les spécialistes car il peut se réveiller à tout moment, un gars du coin nous explique qu’il est actuellement bouché mais quand le bouchon va sauter mieux vaut ne pas se trouver dans les parages. N’empêche que nous ne nous sommes pas lassés de l’admirer durant les trois jours que nous avons passé à La Fortuna.

Comme nous devons attendre quelques jours avant de recevoir notre nouvelle carte de banque, nous allons nous mettre au frais à la réserve biologique de Monteverde dans la montagne à 1‘500 mètres d’altitude. Après une bonne piste de 30 kilomètres, nous retrouvons la fraîcheur de la nuit et ce n’est pas désagréable.


Monteverde est un centre créé par les Quakers il y a quelques décennies. C’est une “cloud forest” c’est-à-dire qu’il y fait souvent nuageux. Ces forêts ont aussi la particularité d’avoir beaucoup de végétation au sol. Nous réservons un tour avec un guide. Ceux-ci sont bien équipés et nous fournissent des tas d’informations générales sur la faune et la flore. On ne retient pas tout mais cela reste toujours intéressant. 07h30 départ pour la promenade. A tout hasard je demande au guide si nous pourrons apercevoir des quetzals, au bout d’un quart d’heure mon voeu est exaucé. Tout d’abord le guide le repère grâce à son cri, puis nous l’apercevons, bon il est assez éloigné mais comme c’est un oiseau très coloré (bleu, rouge et vert) nous pouvons facilement le repéré dans les arbres, et grâce à la super longue-vue du guide, nous pouvons l’admirer à notre guise. Il a une jolie petite frimousse verte avec de grands yeux noirs. Bon sur la photo il est de dos! A part ça nous ne verrons pas grand chose d’autre...

L’après-midi nous retournons dans la réserve, nous avons juste le temps de faire une petite balade d’une heure puis nous nous faisons rattraper par l’orage et la pluie, c’est in-extrémiste que nous arrivons au land sans trop nous faire rincer!

Une fois l’orage passé nous visitons le centre des colibris qui se trouve juste à côté de l’entrée de la réserve. Nous y voyons quelques beaux spécimens. Pas si facile à photographier tellement ils sont speed! Ils font pas moins de 125 battements d’ailes à la seconde et se déplacent très rapidement.

De retour au lac Arenal nous faisons un petit bivouac très sympa au bord du lac avec en prime un magnifique coucher de soleil!

Le lendemain nous filons sur San Jose pour récupérer notre nouvelle carte cash. Ceci étant fait, nous reprenons la route en direction de Sarchi, petit village perché dans les montagnes. Alors que nous sommes dans les environs de Sarchi, un puissant orage éclate et nous oblige à nous arrêter au beau milieu d’un petit village dont on ne saura jamais le nom, de plus l’état des routes n’est guère propice à la conduite de nuit. Comme il se fait tard et que la nuit commence à tomber, nous demandons aux personnes présentes s’il n’y pas de problème à ce que nous bivouaquions ici pour la nuit. Ils sont unanimes, pas de problème, c’est “seguro”. Il est 3h00 du matin lorsque quelqu’un frappe à la porte et sur les parois de la cellule. D’un bond je me lève et réveille Philippe. Que faire! Lui montrer que nous sommes réveillés ou faire la sourde oreille! Pour ma part, j’aime bien savoir à qui j’ai à faire, j’ouvre la fenêtre et nous découvrons un type assez jeune qui entame la discussion dans un espagnol et un anglais très peu compréhensif, mais nous réussissons à le comprendre. Il est très speed, probablement sous l’emprise d’une drogue synthétique. Bref, ce qu’il nous raconte ne nous enchante pas vraiment, il nous explique qu’il y a en ce moment des gars qui rôdent dans le coin et qui vont probablement venir nous attaquer. C’est vrai que nous pouvons distinguer un peu plus loin à la lueur d’un réverbère un groupe de 5 personnes, mais ceux-ci ont l’air assez calmes, l’un deux vient même nous voir sans rien dire et repart rejoindre ses potes. Le type qui est resté près de nous nous informe qu’il peut nous protéger moyennant quelques dollars car il les connaît.


Il est maintenant 4h00 du mat et Adrien s’est également réveillé. De mon côté j’essaye de gagner du temps car il fera bientôt jour et les premières voitures vont commencer à circuler. Heureusement qu’ils se réveillent tôt ici! Entre-temps nous décidons de payer 1,5 dollars maintenant et l’autre moitié le lendemain matin au jeune garçon. Nous ne sommes pas vraiment sûr qu’il puisse nous aider mais à défaut de ne savoir quoi faire d’autre on tente le coup. Entre-temps, les 5 types se sont séparés et ont visiblement eu l’air de rentrer chez eux sans même prêter la moindre attention à nous. Il est 4h30 et nous retournons nous coucher.


07h00, ça frappe à la porte, c’est le jeune garçon qui nous réclame l’autre moitié de son “salaire” pour nous avoir surveillé. Au final, nous ne saurons jamais vraiment si on voulait vraiment nous attaquer ou pas, mais une chose est sûre c’est qu’il va falloir être prudent dans le choix de nos bivouacs!


Après cette sale nuit, nous quittons ce bled pour Sarchi et ses charrettes en bois peintes à la main, qui est, aux dire des costaricains, le seul vrai artisanat du pays, et ils en produisent de toutes les tailles. Nous visitons la fabrique et nos deux artistes en herbe peuvent donner un joli coup de pinceau sur la roue d’une future charrette.

Afin de nous remettre de nos émotions de la nuit dernière nous filons à Playa del Coco au bord du Pacifique. C’est ici que nous rencontrons un couple de français, Alice et Flo, qui voyage avec leur chien Chaos, ainsi qu’un couple d’américain, Dale et James. Nous installons nos 3 camping cars sur la plage pour 3 jours de fêtes et de détente!

Hasta luego et pura vida!!!