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Puis nous nous rendons au site de Tikal. Ca fait un moment qu’on l’attend celui-là, étant considéré comme l’un des plus majestueux. La cité de Tikal s’étendait alors sur 160 km² et comptait pas moins de 50‘000 habitants, c’est sous le règne de Ah Cacao entre 682 et 734 apr. J.-C. que Tikal prit toute sa splendeur, c’est de cette époque d’ailleurs que datent les colossales pyramides de la place centrale. A ce jour, 16 km² ont été dégagés et environ 3‘000 structures peuvent être visitées, autant dire que partout où l’on met les pieds nous marchons sur des ruines enfouies. Les ruines se trouvent dans la jungle et nos animaux de compagnie sont les jaguars, les fourmiliers, les serpents corail, les singes hurleurs et les singes araignées, mais bon à part quelques coatis et un singe araignée aperçus au camping nous ne ferons pas d’autre rencontre...


C’est de bonne heure que les enfants et moi commençons la visite, Philou restant au camping. A l’entrée se trouve un magnifique ceibal, arbre national et sacré aux yeux des guatémaltèques.

De Flores nous remontons sur El Remate au bord du lac Peten, véritable coup de coeur pour moi. Nous nous arrêtons au ranch Palomino qui a bien voulu nous accepter pour deux nuits. Nous assistons dans la journée au dressage des chevaux, puis nous allons faire une petite promenade à cheval avec les enfants.

Sur la Plaza Mayor se trouve le temple du Jaguar qui fait face au temple II. Une petite grimpette au temple II nous donne une magnifique vue d’ensemble de la place.


Temple du Jaguar et temple II.

A l’acropole nord, nous pouvons voir une magnifique sculpture du masque de Chac, dieu de la pluie.

Vue sur le temple II depuis l’acropole nord.

Un escalier en bois nous mène au sommet du temple IV où nous avons un panorama exceptionnel sur tout le site. Le temple IV est la plus haute pyramide du site (64,6 m) mais elle est encore pratiquement enfouie sous la végétation.

Puis nous passons par “Le Monde Perdu”, où une autre petite grimpette s’impose tout naturellement.

Et enfin, le temple V, le plus spectaculaire, la montée, très impressionnante, s’effectue par des marches installées à côté de la pyramide, et là aussi le panorama est magnifique.

Nous rentrons au camping fatigués d’avoir grimpé toutes ces grandes pyramides et bien d’autres encore beaucoup plus petites et moins impressionnantes mais avec le sentiment d’avoir vu “the site”.

Au camping nous retrouvons Guerda et Loet, un couple d’hollandais rencontrés à Uxmal, comme Guerda est aussi dans le plâtre, Philou et elle se tiennent compagnie.

Nous retrouvons aussi la famille Riss et tous ensemble nous retournons sur El Remate. Nous nous posons à la Casa de Dona Tonita au bord du lac où les enfants passent du bon temps à se baigner. Nous assistons également à de magnifiques couchers de soleil sur le lac Peten.

Nous faisons la connaissance d’un couple de français, Damien et Bénédicte, qui voyagent sacs au dos avec leur petit Tiago. Damien confectionne des bijoux avec les graines qu’il trouve et les revend ensuite sur des marchés en France. Nous en profitons pour lui acheter un bracelet et Lilia se fait faire une mèche dans les cheveux.

Nous repassons par l’île de Flores où nous rencontrons Romain et Emilie, un couple de français de Normandie. Nous passons une soirée tous ensemble toujours en compagnie de la famille Riss. Dans la soirée Lilia ne se sent pas très bien, elle a mal au ventre et vomit quelques fois durant la nuit. Je passe ma nuit à changer les draps. Le lendemain elle va mieux, ça a l’air d’avoir donné le tour! Nous nous dirigeons maintenant en direction de Cobàn. Entre-temps nous passons une nuit à la laguna El Rosario et c’est au tour d’Adrien de se sentir mal, même symptômes, maux de ventre et vomissements. Je repasse une sympathique nuit! Finalement le lendemain il va mieux et tout rentre dans l’ordre.


Puis nous mettons le cap sur Lanquin, la route est bonne mais les derniers 30 km sont de la piste. La belle route goudronnée s’est transformée en cailloux et devient de plus en plus étroite et les croisements sont ardus. Pour nous pas de problème, notre véhicule ne rencontre pas de difficultés particulières, par contre pour la famille Riss qui sont en camping car, certains endroits deviennent infranchissables. Nous devons nous rendre à l’évidence, nous ne pourrons pas atteindre Lanquin dans ces conditions. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, nous faisons marche arrière et nous arrêtons pour une nuit à Raxruha avant d’atteindre Cobàn.


Dimanche 6 mars, nous fêtons les 7 ans de Noémie dans un joli restaurant à Cobàn. Comme il commence à se faire tard, il est temps de se mettre à la recherche d’un bivouac pour la nuit. Après les négociations d’usage avec le chef, nous pouvons passer la nuit sur le parking d’un centre commercial où nous retrouvons Romain et Emilie. Dans la nuit certains d’entre nous sentent la terre trembler!

Il est temps pour nous de quitter tout ce petit monde afin de rallier Lanquin par une autre route qui passe par Cobàn. La route est bonne mais les derniers 11 km sont de la piste. Nous passons de 1’300 mètres à 300 mètres d’altitude. En arrivant au camping de Lanquin qu’elle n’est pas notre surprise de revoir nos amis hollandais Anouk et Bram et nous passons une sympathique soirée autour d’un feu. Nous planifions de monter ensemble avec nos véhicule à Semuc Champey pour le lendemain mais manque de bol, dans la soirée, je m’encouble sur une branche d’arbre et je me fais une luxation à la cheville. En me réveillant le matin, ma cheville est toute enflée et je ne me vois pas conduire dans cet état, surtout que la route est assez scabreuse aux dires des gens du coin! Nous décidons d’attendre un jour de plus. Dans la nuit il commence à pleuvoir et ma cheville me fait encore mal. Finalement nous n’irons pas à Semuc Champey. Profitant d’une éclaircie, Adrien et Lilia vont faire les 3 grandes belles tyroliennes installées au-dessus du camping.

Avant d’aller nous poser à Antigua, nous nous arrêtons à la réserve du quetzal. Il faut se lever tôt pour l’apercevoir. C’est à 5 heure du matin que je réveille ma troupe. Malheureusement, il pleut et notre chance de le voir est quasi nul. A 6 heure du mat, nous retournons nous coucher!

Ces derniers temps, nous avons un peu l’impression que tout ce que nous essayons de faire tourne à l’échec, il est vraiment temps d’aller nous poser! Les derniers kilomètres pour arriver à Antigua depuis Guatemala City sont très en pente, comme j’utilise beaucoup les freins, ceux-ci commencent à sentir et je vois de la fumée sortir du capot. Panique à bord, ni une ni deux, je m’arrête sur le bord de route, j’éteins le moteur et on attend 5 minutes puis je finis la descente en deuxième courte. Après ces frayeurs, nous atteignons le camping de la police touristique qui se trouve à 5 minutes à pied du centre. C’est un endroit gratuit qui a été mis à la disposition des campeurs par la ville. Il y a tout, toilettes, eau, électricité, internet et c’est gardé 24h/24 par la police. Nous pensions y rester cinq ou six jours, finalement nous y resterons neuf jours. Il y a une bonne ambiance, nous y croisons pleins de voyageurs, certains que nous avons déjà rencontrés et d’autres que nous ne connaissons pas encore. 


Antigua est une jolie ville entourée de volcans, dont le El Fuego qui est actuellement en alerte orange et qui crache régulièrement. Une petite balade au Cerro de la Cruz nous donne une bonne vue sur la ville et le volcan Agua.

Beaucoup d‘excursions sont proposées par les agences pour visiter les volcans alentours, certaines ascensions sont plus physiques que d’autres. C’est en compagnie d’Anouk et Bram, que je me rends avec Adrien et Lilia au volcan Pacaya. Un minibus vient nous chercher au camping à 6h00 du matin. Après une bonne heure de trajet, nous arrivons au pied du volcan, Adrien et Lilia font la montée à cheval, les premiers kilomètres se font dans la forêt et comme c’est tout couvert nous ne voyons pas grand chose pour l’instant, finalement les nuages finissent par disparaître et nous laissent entrevoir le sommet du volcan.

Dans les rues de la ville.

Vue depuis notre camping sur les volcans El Fuego et Acatenango.

Et puis, depuis le temps que Philippe nous en parlait, nous allons manger une fondue Chez Christophe (www.pizzadechristophe.com), un vaudois installé à Antigua depuis plusieurs années. Quel régal après tous ces mois sans réel fromage. La fondue est délicieuse, nous avons même droit à du jambon cru et de l’abricotine!

La dernière partie de l’ascension se fait à pied, nous laissons les chevaux derrière nous. L’accès au sommet du volcan est interdit. Sa dernière explosion remontant à mai 2010! En arrivant presque au sommet le vent est tellement fort que nous devons aider Adrien et Lilia pour qu’ils puissent continuer d’avancer puis nous allons nous réfugier derrière un pic rocheux où nous pouvons faire griller quelques marshmallows dans un trou qui émet encore de la chaleur.

La descente est beaucoup plus rapide. Portés par le vent, nous courons dans les cailloux de lave, l’effet est garanti! Comme tout est dégagé nous pouvons admirer les volcans qui entourent Antigua.

Toujours depuis Antigua, je me rends en bus avec Adrien et Lilia et une famille franco-suisse, Christophe, Marta et leur fille Maéva, au village de Santa Maria de Jesus qui se trouve au pied du volcan Agua. Petit village authentique qui a gardé encore toutes ses traditions.

Nous assistons aussi à un mariage dans l’église. Une femme se tient juste à l’extérieur et attend la sortie des jeunes mariés avec un pot d’encens, les convives commencent aussi à arriver. Les hommes sont en costumes et les femmes ont revêtu leur plus beau yuipil, espèce de châle tissé à la main.

Plus bas dans le village se trouvent les lavoirs. Les femmes, certaines portant leur bébé sur le dos, mais aussi de très jeunes filles se retrouvent ici pour laver le linge à la main à moitié courbées sur les bassins d’eau. Discrètement je prends quelques clichés.

De retour au camping Bram et Philippe bricolent sur le land, enfin surtout Bram. Il nous remet en état le snorkel dont les supports sont cassés et nous contrôle les disques de freins. Heureusement, je ne les ai pas complètement bousillé dans la descente, mais ils ont tout de même bien chauffés...


Comme nous devons encore attendre quelques jours avant de pouvoir faire une nouvelle radiographie de la fracture du pied de Philou, nous filons à Panajachel au bord du lac Atitlan, nous y retrouvons la famille Riss à l’hôtel Cacique où nous dormons sur le parking. L’endroit est sympathique et les enfants profitent de la piscine.

Dans les rues de Panajachel, quelques bourachos dorment parterre, incapables de rentrer chez eux...

Le lendemain, je me rends en lancha avec les enfants à San Pedro, un des quelques villages typiques qui bordent le lac. Petite journée fort sympathique avec mes enfants, promenade à travers les ruelles, petite bouffe dans un resto où Adrien et Lilia peuvent “jouer” au billard. Le retour en bateau est plus rock’n roll. Nous devons attendre que celui-ci se remplisse. Il faut au minimum 12 personnes avant qu’il n’entame la traversée retour. Le temps est aussi entrain de tourner et ce lac est réputé pour se soulever assez facilement quand le vent s’en mêle, il est donc préférable de rentrer au milieu de l’après-midi. Au bout d’une bonne heure d’attente le bateau est enfin plein et nous pouvons partir. Il y a quelques vaguelettes mais rien de bien méchant!

Malheureusement, le temps a tourné et nous n’avons pas eu le temps d’admirer ce magnifique lac et la vue sur ses volcans, car nous devons retourner à Antigua et trouver un médecin pour Philou. Cela fait maintenant un mois qu’il s’est cassé le pied et nous devons faire une nouvelle radiographie et voir si la fracture s’est calcifiée. De retour à Antigua nous retournons nous poser au camping de la police touristique. L’ambiance n’est plus la même tous les voyageurs sont partis!


Nous n’avons pas de peine à trouver un médecin dans la rue principale, le Dr. Miriam Lopez, spécialiste en radiologie et orthopédie. Sur la nouvelle radiographie, elle y trouve du reste une autre fracture qui n’avait pas été descellée au Bélize mais qui est ok, par contre la grosse cassure n’est pas encore complètement calcifiée. Elle nous conseille de refaire une radio dans une quinzaine de jours. Elle enlève quand même le plâtre et commande une attelle qui arrivera dans quelques jours. Son pied est toujours bien enflé!

Lundi après-midi, nous passons prendre possession de la nouvelle attelle pour Philou, il peut commencer à poser le pied parterre mais doit tout de même garder les béquilles.

Pour notre dernière soirée au Guatemala, nous retournons manger chez notre ami Christophe qui propose la raclette au menu et de succulents desserts. Quel plaisir pour nos papilles en manque de bonne bouffe!

Au final nous serons restés 5 semaines au Guatemala, avec le regret de ne pas avoir pu faire tout ce que nous avions prévu au début, mais en écrivant cet article je me rends compte que malgré le pied cassé de Philou, j’ai quand même réussi à faire quelques visites et excursions avec Adrien et Lilia. C’est un pays que nous avons énormément apprécié avec un réel coup de coeur pour El Remate pour moi. C’est probablement le pays le plus authentique d’Amérique Centrale et nous n’avons pas ressenti de réelle insécurité sur les routes malgré tout ce que nous avons entendu, par contre il est vrai que pour les bivouacs il veut mieux rester prudents.


Nous partons pour l’El Salvador où nous avons rendez-vous avec les membres du club Land Rover et la découverte d’un nouveau pays...

Les jolis bus d’Antigua qui doivent émettre à eux seuls plus de CO² que tout Plan-les-Ouates...

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