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Puis nous filons sur Matagalpa qui se trouve un peu sur les hauteurs, un peu de frais ne nous fera pas de mal et nous ressortons les polaires. Nous trouvons un sympathique petit restaurant qui nous permet de stationner sur leur parking. Le soir nous avons droit à un magnifique coucher de soleil sur les montagnes alentours.

Nous sommes surpris par l’état des routes. Elles sont magnifiques et c’est un plaisir pour nous de conduire dans ces paysages. C’est vrai que jusqu’à présent en Amérique Centrale nous étions plutôt habitués aux nids poules, pistes en terre, topes et autres déviations survenants en pleine ville sans même nous indiquer par où passer pour récupérer notre route.

Nous décidons de nous éloigner un peu des sentiers battus pour nous rendre à la laguna Jinotega. Nous passons par la petite ville de Jinotega qui est le point de départ de la “ruta de Sandino”, c’est dans cette région du pays que les révolutionnaires sandinistes ont été les plus actifs en s’opposant à la dictature de la famille Somoza. La campagne menée par le FSLN (front sandiniste de libération nationale) conduisit à la chute de la dictature en 1979, et la guerre pour réformer la société et l’économie du pays dura un peu plus de 10 ans pour se terminer qu’en 1990. Actuellement le pays est présidé par le dictateur Daniel Ortega, qui est un proche de Fidel Castro et de Hugo Chavez. Autant dire que tout ça est encore bien présent dans l’esprit des gens et ils n’hésitent pas à nous en parler. Tantôt des anciens combattants obligés de se battre pour l’armée tantôt d’anciens révolutionnaires. Malheureusement, notre espagnol n’étant pas au top niveau, il nous est difficile de rentrer dans les détails!

A la sortie de la ville, nous empruntons une piste qui nous emmène autour de la lagune. Nous aurions bien aimé dormir dans le coin, mais nous n’avons pas trouvé une route qui nous mène directement au bord de la lagune, bon on n’a pas non plus fait tout le tour qui fait environ 50 km de piste! Le seul accès que nous ayons trouvé, nous n’avons pas pu y passer. Un petit passage à gué un peu trop profond nous faisait toucher la barre anti-encastrement fixée sous la cellule. Dommage, nous rebroussons chemin pour Matagalpa.

Nous nous posons au Club Campestre Roca Morada de Matagalpa. Il y a là deux singes araignées attachés en permanence à une espèce de table avec un parasol. Malheureusement ce n’est pas la première fois que nous voyons ça! Les enfants veulent les voir de plus près et à notre grand étonnement, l’un deux est très amical, il nous monte sur le dos et nous fait des câlins, il veut jouer avec mes boucles d’oreilles et mon collier, et me monte sur la tête, par contre il ne veut pas aller sur les enfants. Philou fait aussi copain-copain avec le chien du coin!

Après ces quelques jours passés en altitude, nous mettons les voiles pour León, qui est la ville culturelle du Nicaragua. Ce n’est pas la plus jolie ville du pays mais l’ambiance y est fort sympathique et nous déambulons parmi ses ruelles. C’est comme ça que nous sommes tombés sur un boulanger français, un vrai de vrai avec de la baguette et des sandwiches au brie comme chez nous. Il nous recommande aussi une petite adresse tenue par une famille française pour aller se poser. Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés chez Mike, Séverine et leur fille Livia qui tiennent l’hôtel Mariposa. Ca nous change de notre première nuit à la station service Esso, avec les camionneurs, les filles qui leurs tournent autour, les jeunes qui viennent boire quelques bières et les enfants qui font la manche en attendant que leurs mamans reviennent!

A force de nous poser au bord de l’eau où dans des endroits avec piscine, et sur les conseils techniques de son frère, c’est ici à l’hôtel Mariposa (www.hostalmariposa.com) que Lilia a décroché la natation. Elle commence à nager toute seule sous l’eau!

Après León nous allons visiter les ruines de León Viejo (vieux León) à une trentaine de kilomètres de là. Ce fût la première ville mais à force de se faire détruire par le volcan Momotambo, les habitants se sont déplacés. Nous sommes déçus par les ruines, nous pensions y trouver quelques bâtiments encore intactes, surtout que les guides les comparent volontiers à Pompéi! Bon, ça vaut surtout le coup pour la vue sur le volcan Momotambo, au cône quasi parfait, qui se trouve au bord du lac Managua.

Comme d’habitude, c’est in-extrémiste que nous atteignons le parc national du volcan Masaya. Ils viennent de fermer les portes, après un rapide coup de fil au chef, le gardien nous laisse entrer. Nous pouvons rester à l’intérieur pour la nuit et nous avons droit à un joli coucher de soleil. Il reste aussi quelques bus pour les visiteurs qui viennent voir les tunnels de lave de nuit.

2 bébés perroquets au milieu des légumes!

Le lendemain, c’est lundi et le parc est fermé au public, nous avons le volcan pour nous tout seuls! Nous montons à la croix qui donne un bon aperçu du cratère. Nous sentons les émanations de souffre qui nous piquent les yeux et nous chatouillent le nez! Ce volcan est encore très actif et peut cracher de la fumée, des pierres et du sable à tout moment, il est donc recommandé de parquer sa voiture de façon à pouvoir décamper rapidement! Et puis quand on voit certains blocs de lave gros comme notre véhicule, on se dit qu’il vaut mieux ne pas être dans les parages quand il crache.


Un petit sentier longe une partie du cratère. Philippe ne le sent pas de venir se promener et les enfants ne sont pas très rassurés. Après moulte discussion, on y va on y va pas, et bien on y va pas!

Notre traversée du Nicaragua nous mène à la laguna Apoyo, c’est un lac qui s’est formé dans le cratère d’un volcan. La vue est superbe. Nous trouvons un hôtel avec piscine qui nous accepte sur son parking surveillé pour 2 nuits. Comme il fait toujours très chaud, je me réveille tôt le matin, et parfois assez tôt pour voir des levers de soleil comme celui-ci! Et puis nous retrouvons toujours avec enchantement les singes hurleurs.

Le Nicaragua est un pays très pauvre, probablement le plus pauvre d’Amérique Centrale. Le revenu moyen est de us$ 150.-- par mois (malheureusement je ne me suis pas trompée sur le chiffre!), les gens vivent dans des maisons très simples, mais ne sont pas forcément malheureux, dans ces pays il faut faire attention à ne pas confondre pauvreté et malheur! Comme le Honduras et l’El Salvador, nous voyons beaucoup de déchets au bord des routes, mais on ne peut pas leur en vouloir quand on sait que dans certaines villes il n’y a qu’un ramassage d’ordures par mois et dans d’autres pas du tout, de plus le gouvernement ne met pas vraiment de moyens à disposition pour y remédier!

Quelques habitations rencontrées en cours de route. Les gens nous font souvent bonjour de la main mais parfois nous traitent de gringo!

Nous continuons notre route en direction de Granada, et la suite au prochain article...